Lucky loser

Le pape des comics revient avec Lucky Man, un super-héros dans de sales draps.

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À 94 ans bien sonnés, Stan Lee tient toujours la forme. Légende vivante des comics et président de la surpuissante Marvel, le producteur américain a encore la moustache qui frétille et des projets sous le coude. Quand il n’est pas en train d’inonder les salles obscures de ses blockbusters et de compter ses billes, le créateur de Spider-man et de L’incroyable Hulk trouve encore le temps et l’énergie de bosser pour la télévision. Sans surprise, il s’agit à nouveau d’aventures de super-héros, bien que celui-ci n’ait pas vraiment le profil classique du justicier sans peur. Encore moins sans reproche. Avant de devenir Lucky Man, Harry Clayton (James Nesbitt, vu dans la trilogie du Hobbit et la série Sherlock) sent carrément la défaite. Séparé d’une femme qu’il aime encore et accro au jeu, le détective londonien n’a que son boulot pour se consoler  – et encore. Jusqu’au jour où une mystérieuse femme fatale croise sa route au détour d’une table de casino… 

Après une soirée où la chance lui sourit (dans tous les sens du terme), notre anti devenu super-héros se réveille avec un intrigant bracelet antique au poignet. Un bijou qui confère à celui qui le porte une réussite de cocu de tous les instants. Et voilà que l’homme à qui il devait une somme folle est subitement retrouvé mort dans une ruelle… La fin des ennuis? Loin de là, le voilà contraint d’enquêter sur une affaire dont il devrait être un des principaux suspects. Le tout sous l’œil d’un nouveau boss avec qui il partage une histoire qu’on devine tendue…

Loin d’être un modèle d’originalité comme peuvent l’être d’autres séries british, Lucky Man séduit par son approche démystifiée du genre super-héroïque à mille lieues des chevaliers blancs façon Captain America. Le manque d’atmosphère, les facilités scénaristiques et des dialogues parfois cousus de fil blanc n’en font toutefois pas un immanquable.

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