État mafia

Après la seconde guerre mondiale, les liens entre le pouvoir politique et la grande criminalité ont influencé la destiné italienne.

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Il y a quelques semaines, la Cour de cassation italienne déclarait envisager la libération de Toto Riina, le parrain des parrains, invoquant son droit à une mort décente. L’annonce a engendré dégoût et colère parmi la population, preuve que les blessures causées par la mafia ne sont pas encore guéries. L’actualité vient raviver les souvenirs douloureux des attentats sanglants, des juges assassinés et d’un État gangrené, par Cosa Nostra surtout, pendant des décennies. Un mal que les institutions italiennes de la Démocratie chrétienne n’ont pas seulement laissé s’installer mais avec lequel elles ont littéralement signé une alliance. En rencontrant repentis de premier plan et témoins clefs, Arte retrace avec brio, malgré une période Berlusconi trop vite expédiée, l’histoire de ce pacte avec le diable, des origines siciliennes à nos jours.

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