Action man

La série franco-ricaine issue de la saga Taken aura-t-elle l’efficacité burnée de son modèle?

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Commençons par une gommette verte: le pilote a à peine été diffusé en février sur NBC aux États-Unis et le voici déjà chez nous en clair. Quand au show lui-même, il exploite la recette initiale de la vache à lait de Besson: l’alternance de séquences d’action, de drame et de suspense. Ici, il s’agit d’une sorte de prequel, qui nous raconte ce qu’était la vie de Bryan Mills avant l’enlèvement de sa fille. Comment est-il devenu la machine de guerre Liam Neeson? C’est ce qu’on va voir, hélas sans Liam Neeson. Même si Clive Standen fait de son mieux et ne manque pas de charisme, il n’arrivera pas à faire oublier Qui-Gon Jinn. 

En outre, l’action est censée se dérouler 30 ans avant les films. Sauf que… Tout, du décor aux téléphones, la situe de nos jours. Il faudra accepter cette liberté avec la chronologie qui nous prive de scènes de flic vintage mais permet aux scénaristes d’intégrer la lutte contre le terrorisme et autres thématiques actuelles à leurs intrigues. Bryan, ancien militaire, voit sa vie se briser à la mort de sa sœur, victime collatérale d’un tueur dans un train, alors que Bryan tentait de le maîtriser. Complètement paumé, dévoré par la culpabilité, le soldat est recruté par la directrice spéciale des agents de renseignements (Jennifer Beals, toujours fantastique, depuis Flashdance et The L Word). À la suite de quoi, notre héros va passer de mission en mission, en chopant, de temps en temps, des indices sur son histoire et le grand complot qui l’entoure. Cascades, bagarres, bagnoles, shoots, flingues, effets de caméra, ça fuse dans tous les sens. Mais ça en manque beaucoup, de sens. On se croirait dans une BD de Van Hamme. 

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