Des poupées et des hommes

Ces Carnets du bourlingueur nous baladent entre la libido japonaise et les pirates nigériens. Deux chocs.

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Philippe Lambillon nous fait sourire, en expliquant comment survivre dans le désert des Andes, mais les deux reportages du soir, chacun à sa manière, nous donnent froid dans le dos. Tous deux plongent dans des univers parallèles. Tout d’abord l’enquête qui force le respect. Bertrand Monnet, professeur à l’école de commerce de Lille, est spécialiste de l’impact du banditisme sur l’économie mondialisée. Son dernier sujet d’étude: les pirates qui terrorisent les sociétés pétrolières dans le Delta du Niger. Loin des amphis, il est parti à la rencontre de ces rebelles qui affirment agir pour empêcher les multinationales de l’or noir de piller leur pays. Robins des bois ou criminels? Le prof s’infiltre et finit par rencontrer un gang. Le chef, cagoulé, arme de guerre au poing, shooté au gin et à la coke, lui avoue droit dans les yeux qu’il pourrait obtenir une belle rançon pour sa personne. On le suit aussi de l’autre côté, sur ces plateformes protégées par d’anciens commandos surarmés.

Plus léger, un rien voyeur, le second reportage traite de la perte de libido chez les Japonais à travers différentes situations. Olivia, une sexologue, décide de prendre le problème à bras-le-corps et masse des femmes échaudées par les relations charnelles. Un acteur porno nous dévoile un marché florissant qui souffre, lui aussi, de la peur du contact physique. 30.000 films sont tournés par an. Mais il ne reste que 79 performeurs mâles pour assurer le spectacle. La profession est en pénurie… Enfin, l’on découvre le quotidien d’un quinqua et de ses deux love dolls, épouses en silicone toujours consentantes. Un carnet qui, finalement, ne donne pas envie de bourlinguer.

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