Le numérique jusque sous nos pieds

L’archéologie à l’heure du high-tech troque la pioche contre des casques de réalité virtuelle. 

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Grâce à des méthodes issues de la géophysique, les archéologues récoltent désormais les données avant de donner leur premier coup de pelle. La reconstitution numérique leur permet de se promener entre les sépultures celtes enfouies sous les collines irlandaises, de renflouer virtuellement de vieilles épaves de la mer Baltique ou de préserver la pureté du temple hittite du dieu de l’Orage, à Alep, détruit suite au conflit sanglant qui déchire la Syrie. Le scan direct et en 3D de ce temple millénaire, effectué juste avant la guerre civile, révèle la puissance de ces nouveaux outils. Provenant initialement du domaine militaire, ils ont été domptés par les archéologues et améliorés via des collaborations avec le monde du jeu vidéo, notamment. On pourrait même un jour imaginer protéger certains sites touristiques en proposant des visites en réalité virtuelle, comme celle de la coupole de l’Alhambra de Grenade. 

Les multiples voyages du doc à travers l’Irlande, l’Allemagne et l’Espagne démontrent l’utilité croissante de la technologie numérique pour le monde de l’histoire. Peu prise au sérieux à l’origine, elle s’est finalement imposée comme une alternative non destructive aux fouilles, qui laissent par définition des traces sur l’environnement étudié. Malheureusement, le docu de l’Allemande Susanne Brahms part dans tous les sens, hésitant constamment entre la présentation des outils et les découvertes qu’ils ont permises. Si bien que l’on finit par se demander où se situe son sujet principal: dans l’histoire irlandaise ou l’émergence de techniques révolutionnant un univers poussiéreux. Une indécision qui risque de perdre certains téléspectateurs. 

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