Le fantôme des glaces

Comment survivre quand on habite dans un des endroits les plus hostiles de la planète? Réponse dans Islande: l’été des renards polaires.

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Rares sont ceux qui auront la chance de croiser un jour un renard polaire au détour d’une balade. Tobias Mennle, documentariste épris de faune et de flore et spécialiste des régions nordiques, a lui eu la chance de les côtoyer au quotidien pendant deux ans. Une longue période d’observation qui lui a permis de rapporter des images exceptionnelles de deux familles dans leur quête de survie. Blanc pour se fondre dans les décors immaculés de la banquise en hiver, gris foncé lorsque l’été vient faire fondre l’épais manteau neigeux, l’isatis, son autre nom, est la seule espèce de mammifère native d’Islande. 

C’est en traversant les mers gelées sur des centaines de kilomètres que le petit canidé a rejoint l’île aux volcans. Comme beaucoup d’autres animaux vivant en périphérie des pôles, il souffre de la montée des températures dans la région. Pourtant, et c’est assez surprenant, il n’est pas en danger de disparition ou considéré comme tel. Convoité pour sa fourrure qui le protège de températures pouvant descendre jusqu’à -70 degrés, il bénéficie d’une législation pour assurer sa protection, notamment dans les pays scandinaves. Son principal ennemi n’est donc pas l’homme mais son milieu, un des plus hostiles du globe. Surtout quand la nourriture vient à manquer dans certaines zones comme les falaises et qu’il doit se contenter de, littéralement, manger des mouches pour se sustenter. Un comble pour un prédateur plus habitué à croquer du lemming ou à piéger du volatile. Au fil des saisons, le renard adapte son mode de vie à la hauteur des défis qu’il doit relever. Et ils sont immenses.

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