Bouts de Beatlemania

Ron Howard revient dans Eight Days A Week sur les années où les Beatles étaient encore un groupe de scène.

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Acteur dans la série Happy Days et réalisateur du Da Vinci Code, Ron Howard avait dix ans quand les Beatles ont débarqué pour la première fois aux États-Unis. Le Ed Sullivan Show, les conférences de presse hilarantes dans les hôtels, les scènes d’hystérie à l’aéroport ou les évanouissements dans les gradins du Hollywood Bowl, il a vécu tout ça en direct à la télé. Plus qu’avec Elvis ou James Dean, c’est grâce aux Beatles qu’il a pu, comme des millions de teenagers, se trouver de nouveaux modèles et se remettre à espérer après la mort du président Kennedy. Ces souvenirs, agrémentés d’archives déjà vues et revues, forment l’âme de Eight Days A Week, film qui prend le parti de synthétiser les années où les Fab Four étaient un groupe de scène.

De l’humidité du Cavern Club de Liverpool au dernier concert  officiel des Beatles donné le 29 août 1966 à San Fransisco, en passant par l’expérience des boîtes de strip-tease à Hambourg   et une exfiltration, toutes sirènes hurlantes, aux Philippines (la foule voulait les lyncher parce qu’ils avaient boycotté une invitation d’Imelda Marcos, épouse du président/dictateur),c’est toute la beatlemania qui est ici démystifiée. Dans des interviews inédites, McCartney rappelle qu’un concert à l’époque durait à peine 30 minutes et Ringo Starr souligne que la prestation au Shea Stadium était seulement amplifiée par le système acoustique servant à donner le score des matchs de foot. “C’était devenu un cirque. Les gens venaient nous voir comme attraction. La musique n’était plus importante”, ajoute encore George Harrison qui a  été le premier à vouloir renoncer à tourner. Un an après leur dernière date, les Beatles  publiaient leur chef-d’œuvre Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Déjà une autre époque et une autre histoire. –

 

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