Un an chez Dior, les coulisses

Les coulisses de la première collection Dior dessinée par une femme.

grandsreportages-9

Aussi étonnant que cela puisse paraître, une femme à la tête de Dior, c’est un événement. Maria-Grazia Chiuri, première créatrice à dessiner les collections de la prestigieuse maison, reprend l’héritage d’un atelier qui, de Christian Dior à John Galliano, en passant par Gianfranco Ferré et le Belge Raf Simons, a toujours obéi aux ordres des hommes. L’installation de Maria-Grazia Chiuri en janvier sert de prétexte à ce film dont le procédé est connu (le compte à rebours de la fabrication d’une collection) et s’attarde sur le travail – immense – que coûte la confection d’une robe haute couture. Dans la petite fourmilière du studio de création, on focalisera sur Émilie, jeune stagiaire qui va vivre son premier défilé et sur Muriel qui, après 42 ans de maison, prend en charge un dernier modèle avant de partir à la retraite.

Du dessin de Maria– Grazia Chiuri à son interprétation par la première d’atelier (patronne des couturières donc), de la coupe (précise, belle et artisanale) au montage des différents éléments du vêtement, on voit tout. Des premiers essayages, au verdict de la créatrice qui passe en revue les modèles (moment de stress intense pour les équipes) jusqu’au défilé – climax de 12 minutes sur lequel va se jouer le chiffre d’affaires de l’année, on est partout. A Paris, mais aussi à Tokyo où on assistera à l’inauguration d’une nouvelle boutique Dior – quatre étages travaillés au millimètre près par les équipes parisiennes dont la mission est d’entretenir une image de marque d’où rien ne doit dépasser ou faire désordre. Un film sur l’un des fleurons de l’industrie du luxe français, mais aussi un hommage aux ”petites mains” (nom donné aux ouvrières d’atelier) qui le font tenir.  

Sur le même sujet
Plus d'actualité