Audrey de The Voice : « Mika est venu compléter le travail que j’avais réalisé avec Zazie »

Avec sa voix rocailleuse et sensuelle, Audrey s’est rapidement mis le jury et les téléspectateurs dans la poche. Quelques notes de I Just Can’t Get Enough auront suffi pour que les fauteuils des quatre coaches se retournent lors des blinds. Depuis, Audrey n’a cessé de progresser. A défaut d'avoir remporté The Voice,  elle a tout de même réussi à gagner le cœur des Français.

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Être sauvée à chaque fois par le public lors  des live, ça doit être grisant, non?

La première fois, je n’ai pas trop réalisé ce qui m’arrivait. Ce n’est que le lendemain que j’ai pris conscience que j’avais été sauvée par le public. J’étais aussi très surprise et touchée quand Nikos a annoncé ma qualification pour la demi-finale. Et je pense que ça s’est vu à l’écran.

Une question que tout le monde se pose: pourquoi chanter avec un éventail?

J’ai commencé à chanter dans un bar il y a onze ans.  Il faisait très chaud, il y avait beaucoup de monde et c’était encore l’époque où les consommateurs pouvaient fumer dans les établissements. Un jour, la serveuse avait reçu des cadeaux des fournisseurs, dont une grande boîte remplie d’éventails. Elle m’en a offert un et depuis cet objet fait partie de moi.

En cinq saisons, aucune fille n’a remporté The Voice: la plus belle voix. Pensiez-vous être capable de mettre fin au cycle?

Non, pas du tout (rires). Je suis déjà très contente d’être arrivée jusqu’à la demi-finale, mais je suis quelqu’un qui vit au jour le jour. Je préfère ne pas me projeter. Ce que je vis est tellement intense que j’ai besoin de me concentrer sur ce que je fais aujourd’hui.

Comme vous l’aviez expliqué, c’est la production qui vous a contactée pour participer à l’émission. Comment cela s’est-il passé?

La production a des casteurs un peu partout en France. Certains d’entre eux sont tombés sur une des vidéos de mon groupe, Audrey et les faces B. Au début, j’ai dit non, car je croyais que mes proches me faisaient une mauvaise blague. La télé-réalité est loin de moi. Je ne suis pas fan de l’idée de devoir concourir pour obtenir un prix. Je n’avais encore jamais regardé The Voice avant la proposition des producteurs, mais après les avoir rencontrés, j’ai tout de suite changé d’avis.

Les quatre coaches se sont retournés pour vous. Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à intégrer l’équipe de Zazie?

Elle est auteur-compositeur et interprète, ce qui fait qu’elle a une sensibilité artistique différente. Je pressentais également qu’elle allait me laisser libre de mes choix. Ce qu’elle a dit lors des auditions m’a beaucoup étonnée, j’avais l’impression qu’elle avait réussi à me cerner en seulement quelques secondes.

Vous deviez être déçue de ne plus faire partie de son équipe à l’issue de l’épreuve finale…

Tout au contraire. J’étais même contente de pouvoir continuer l’aventure dans une autre équipe, celle de Mika en l’occurrence. Mika est venu compléter le travail que j’avais réalisé avec Zazie, ça m’a permis d’apprendre d’autres choses.

La question qui peut fâcher: plutôt team Zazie ou team Mika?

J’ai commencé l’aventure avec Zazie et ses talents. Il y avait une très bonne ambiance et j’ai eu un véritable coup de cœur. Ce n’est pas une préférence, mais c’est un peu comme les premières amours qui restent gravées à jamais.

Vous faites partie du groupe Audrey et les faces B. Vos musiciens vous soutiennent dans cette aventure?

Oui, ce sont même eux qui m’ont incitée à participer à The Voice. En fait, j’étais la seule qui était réticente dans l’histoire (rires). J’ai le soutien de tous mes proches et c’est magique.

Vous vous êtes mise à chanter à 21 ans.  D’où vous est venue cette envie tardive?

Le chant, la musique et la créativité ont toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé à chanter en participant à des scènes ouvertes à Poitiers. Et c’est lors de ces scènes que j’ai rencontré les autres membres de mon groupe. On montait sur scène chaque semaine, les retours étaient positifs et ça a continué pendant six ans. On a décidé, par après, de poursuivre l’aventure et d’aller à la rencontre d’un public différent.

On vous compare souvent à Janis Joplin,  mais quelles sont vos influences musicales?

Je ne suis pas toujours d’accord avec cette comparaison. Comparer sa voix à celle d’une autre est un exercice difficile, car notre voix intérieure est toujours différente de ce que les autres entendent. J’aime beaucoup Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Ray Charles, tous ces grands noms du swing et du rhythm and blues. J’ai eu un choc en regardant pour la première fois Les Blues Brothers. L’énergie, l’émotion et la voix d’Aretha Franklin m’ont énormément marquée. Par la suite, les garçons de mon groupe m’ont emmenée sur le terrain de la musique de La Nouvelle-Orléans, comme celle de Dr. John par exemple.

La tournée The Voice débutera le 18 juin. Vous sentez-vous prête?

J’ai hâte, car la musique passe surtout par la scène. J’ai vraiment envie d’aller à la rencontre des gens qui m’ont soutenue toutes ces semaines. Je fais de la musique depuis onze ans et cette tournée est la plus belle des consécrations.

The Voice: la plus belle voix en concert le 29 juin à Forest National.

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