Au cœur de la psychologie américaine

Des fous dans la rue montre, donc dénonce, le traitement indigne des malades mentaux aux States. Atroce. Et c’était avant Trump!

reporters_15586669

La santé aux États-Unis, même avec l’Obamacare (on n’ose imaginer sans), reste un domaine profondément inégalitaire, cynique et inhumain. Quelques-uns, riches, s’en sortent bien. On les verra, ces fous privilégiés, bichonnés. Ou ces monstres dangereux, écroués, loin, sous clé mais plutôt bien traités. Le malade mental “normal”, lui, encaisse. Démonstration dans des services d’urgences psychiatriques, à Cincinnati enfin dans l’enfer des services psychiatriques, comme le hurle une patiente. Pour y administrer un traitement, les praticiens doivent contacter les assureurs qui doivent donner leur aval… Ça chicane, ça refuse les changements de médocs, ça interdit les hospitalisations. Résultat? Les patients sont renvoyés des cliniques. Quant aux non-assurés, ils n’y ont tout simplement pas l’accès. Qu’arrive-t-il à ces gens? Si le système s’en cogne, nous, on s’en tape la tête contre les murs. Certains, 500.000 personnes tout de même, échouent en prison. D’autres, 250.000 schizophrènes ou dépressifs, restent dans la rue. Le pire reste à venir. On va découvrir ce qui leur arrive, sur les trottoirs, face aux flics armés prompts à la bavure. Les vidéos amateurs qui s’enchaînent donnent la nausée. Mort en direct. Mort d’un homme, mort du rêve américain.

Sur le même sujet
Plus d'actualité