Atlanta : la revanche de Donald Glover

Atlanta se veut une plongée réaliste au cœur de la vie de deux paumés.

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On ne l’attendait pas forcément dans ce registre-là. Mais c’est tant mieux. Car il en est d’autant plus surprenant. Avant Atlanta – série pour laquelle il a d’ailleurs été récompensé en 2017 par le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie -, Donald Glover était surtout réputé pour les farces dans lesquelles il avait joué (l’excellente sitcom Community) ou dans lesquelles il avait une implication scénaristique (30 Rock). Avec cette nouvelle fiction, celui qui est également connu pour ses talents de rappeur est pour le moins méconnaissable dans la peau d’Earn Marks, ce rôle qu’il s’est lui-même dessiné en créant le feuilleton pour la chaîne américaine FX. 

Un type un peu paumé qui prend la vie telle qu’elle vient et qui ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa petite amie et de sa fille. Pour s’en sortir, il ne voit qu’une seule solution: tenter de devenir le manager de “Paper Boi” (Brian Tyree Henry), son cousin qui cherche à percer dans le hip-hop. Mais difficile pour ces deux-là de s’élever au-delà de leur situation respective. À savoir précaire pour Earn, et empêtré dans de sombres affaires de drogues pour l’autre. Pas vraiment comique, mais pas entièrement dramatique non plus, cette production enchaîne les séquences en essayant de trouver le plus juste équilibre possible entre ses différentes tonalités. À la fois amusantes quand Earn invite sa copine dans un resto qu’il ne peut pas payer, voire parfois horrifiantes quand “Paper Boi” s’immisce dans le monde du deal. Pas de fortes doses d’adrénaline ici, donc. Mais une chronique douce-amère qui se laisse regarder sans que l’on ait envie de juger ses personnages.

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