Sara De Paduwa : “Je suis incapable de faire semblant”

La madame sourire de VivaCité a reçu comme nouvelle mission d’égayer le prime time de La Une. Mes premières vacances, le prototype même de la feel good TV, lui va à merveille.

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C’est la première fois que vous êtes aux commandes d’une émission télé. Pourquoi Mes premières vacances et pas une autre?

Pourquoi pas? La promesse est belle. On emmène, pour la première fois, en vacances des personnes qui ne sont jamais parties. C’est de la télé feel good et moi j’ai plutôt cet esprit, donc ça me correspond totalement. C’est aussi l’occasion de faire plaisir à ces personnes tout en permettant aux téléspectateurs de découvrir des destinations qu’ils ne connaissent peut-être pas. J’ai dit oui à ce projet sans trop réfléchir, on fait plaisir et on se fait plaisir.

Les émissions de “bons sentiments” sont en vogue. Certaines fonctionnent, d’autres pas. Votre émission réussira-t-elle à séduire les téléspectateurs?

À mon avis, oui, on est dans de la télévision positive et notre émission est destinée à un large public qui va de ceux qui ne partent pas souvent en vacances à ceux qui connaissent des endroits, mais qui vont les redécouvrir avec un autre regard. Il y a un bon mélange de découverte et de complicité et on s’attache facilement à ces nouveaux vacanciers.

Et vous, quelles étaient vos premières vacances?

J’ai beaucoup été à la mer du Nord quand j’étais petite, mais mes premières vraies vacances se sont passées à la ferme dans le Périgord avec mon père.

Vous êtes une des voix incontournables de VivaCité. Ce goût pour la radio vous est venu dès l’enfance?

Je n’en ai pas le souvenir, mais je ne pense pas que je voulais en faire mon métier, c’est venu bien plus tard.

Votre père, Walter de Paduwa, est également animateur radio, a-t-il été une inspiration?

Je me souviens que quand il nous amenait à l’école en voiture, on écoutait radio 21 avec Marc Ysaye. J’aimais beaucoup sa voix, son émission, c’est plutôt ça qui m’a inspirée. Mais c’est vrai que c’est grâce à mon père que j’ai débuté dans le métier, il m’a téléphoné lorsque la RTBF recherchait quelqu’un pour l’animation de l’info trafic et c’est parti comme ça.

Allez-vous continuer à vous diversifier?

Tout à fait. L’avantage de travailler le matin, c’est qu’on peut s’investir dans un autre projet par après. C’est vraiment sympa de participer à d’autres émissions, de travailler avec différentes équipes et de partir sur le terrain à la découverte des gens, des lieux. J’en ai besoin en fait, c’est bien plus riche humainement parlant.

Ça va bientôt faire dix ans que vous animez le 6-8 sur VivaCité, vous ne vous lassez pas?

Il y a eu une petite année de pause durant laquelle j’ai animé le 5 à 7, mais le 6-8 me plaît toujours autant. J’aime bien l’énergie du matin. Il y a un vrai travail d’équipe, il y en a partout, mais l’énergie du matin est différente. Après, il y a une fatigue, c’est vrai, mais ça permet également d’avoir une liberté d’action dans la journée. Je préfère la tranche du matin au soir, surtout pour ma vie familiale.

En dehors de l’animation, de quoi rêvez-vous?

À 37 ans, je suis quand même gâtée. Je ne rêve pas de grand-chose, car j’en ai déjà beaucoup. J’ai une famille en or, un job de rêve, des amis très proches. Je ne vois pas ce que je pourrais demander en plus. Je suis consciente que ça ne va pas durer toute la vie, mais pour l’instant, je baigne un peu dans le bonheur et j’en profite.

En tant que téléspectatrice, devant quel genre d’émissions préférez-vous vous évader?

Je regarde très peu la télé, j’aime beaucoup lire, je vais plutôt privilégier le bouquin que la télécommande. Mais, à la télé, j’aime bien quand les émissions racontent une histoire, comme Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse, ou Secrets d’histoire avec Stéphane Bern. J’aime apprendre, découvrir des images d’artistes tels que Michel Delpech, Renaud ou Johnny Hallyday.

De plus en plus de présentateurs belges s’exportent en France. Si une proposition se présentait, diriez-vous oui ?

Ça dépend de ce qu’ils me proposent, je ne dirais pas oui à tout. J’ai un confort de vie ici. Ma famille, un métier que j’aime et qui ne me met pas de pression. La RTBF me fait confiance, que ce soit en télé ou en radio, il faudrait beaucoup pour que j’aille voir ailleurs. Ça me fait un peu peur aussi. En France, on est beaucoup plus sujet à la critique, les Français sont durs avec les médias et les animateurs.

Sur quels autres projets travaillez-vous actuellement?

Il y a des projets en cours, mais je ne peux pas trop en parler. Ce sont des projets qui me ressemblent, c’est très prenant, mais ils s’annoncent prometteurs.

Lors d’une récente interview, vous vous êtes livrée sur votre passé douloureux d’enfant placée. Cette envie d’aider les autres, que vous faites toujours avec le sourire et avec une grande passion dans Viva for Life notamment, pourrait-elle être liée à cet événement?

À cette période, ce n’était pas la joie, ce qui fait qu’à présent je    ressens ce besoin de partager du bonheur. C’est sûrement pourquoi je préfère me lancer dans des projets où on peut faire plaisir aux autres, des projets remplis de bonnes émotions. C’est un véritable échange d’amour. Je suis incapable de faire semblant et je n’ai pas envie.

Qu’est-ce que ça fait d’être la présentatrice de divertissement préférée des Belges?

C’est une des plus belles consécrations. Quand notre entourage nous félicite, ça fait toujours du bien (rires), même si on se dit “Ils sont gentils car ils me connaissent”. Mais quand ce sont les téléspectateurs qui choisissent, c’est autre chose, on se sent soutenu. Malgré la distance des réseaux sociaux, je les sens vraiment présents, il y a quelque chose de magique entre nous et ça fait du bien.

Quel adjectif vous décrit le mieux?

Pétillante, peut-être?

Redécouvrez notre article sur Mes Premières Vacances.

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