L’Ecosse buissonnière

Cap sur un pays au  charisme fou qui surprend autant qu’il détend.

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De l’Écosse, on n’imagine souvent que les Highlands aux contours tourmentés, les lacs enveloppés de nuages, les châteaux hantés par les guerres de clans, ou les villes dont les pleurs des cornemuses ne s’échapperont jamais. Ce tableau-là existe, mais il est beaucoup plus grand qu’on ne le pense. La preuve dans Échappées belles, ce samedi, qui a choisi d’élargir   le champ de vision pour extraire des nuances et des substances qui sortent du cadre. Le départ est donné à Édimbourg, capitale ensorcelante dont l’horloge de la gare est réglée avec une minute d’avance pour que les passagers s’angoissent moins face au retard. Et où une certaine J.K. Rowling, il y a quelques années, s’est attablée dans un bar dont l’une des fenêtres donnait sur l’immense château dominant la ville, s’inspirant du décor pour donner naissance à Poudlard et compagnie. La promenade est à la fois charmante et captivante: il règne là une atmosphère baroque qui s’étend bien au-delà de la Royal Mile ou de la demeure  officielle de Madame la Reine – le palais de Holyrood.

Après les charmes urbains, direction les îlots lointains. Ceux du Shetland, plus précisément, où le baroudeur Jérôme Pitorin a posé ses valises pour découvrir des terres où habitent moins d’êtres humains que de moutons, d’otaries ou même de homards. Et où, là encore, le décor invite aussi bien à la détente qu’à la rencontre. Avec des marins. Avec une violoniste qui passait par-là pour faire pleuvoir ses cordes dans un festival de folk attirant des hôtes du monde entier. Avec les vents et les gens qui dessinent le paysage d’une nation beaucoup moins brumeuse qu’elle n’y paraît. À condition de transgresser ses clichés, aussi somptueux soient-ils.

 

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