Henri Verneuil, légende du 7ème art

Le grand secret de la réussite, c’est un grain de folie maîtrisé par une bonne gestion.” La clé du succès pour le réalisateur français aux 91 millions de spectateurs.

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Lorsqu’il débarque à Marseille en 1924 avec sa famille ayant échappé au génocide arménien, le petit Achod Malakian a 4 ans et ne parle pas français. À sa mort, en 2002, celui qui est devenu Henri Verneuil aura réalisé 34 longs métrages, accumulant 91 millions d’entrées, dont seulement 4 n’ont pas franchi la barre du million de spectateurs !
Des chiffres qui laissent rêveur et un destin hors du commun pour cet homme qui aura alterné les genres avec brio, passant de la comédie au film policier ou au drame de guerre, avant de terminer sur des récits plus intimistes. 

Sa carrière de cinéaste commence en 1947, avec Escale au soleil, un court métrage consacré à Marseille. Totalement inconnu, Verneuil va trouver Fernandel pour lui demander de dire les commentaires du film, mais s’enquiert prudemment du cachet que l’acteur compte lui facturer. Lequel lui répondra: “Si je fixe un prix, ton père pourrait vendre son petit magasin que ça ne suffirait pas. Alors, la meilleure façon de faire, c’est que je ne te demande rien”. “Ce fut le démarrage de ma carrière et ça, je ne l’oublierai jamais”, raconta bien plus tard Verneuil, qui tournera près de 10 films avec Fernandel, dont le fameux La vache et le prisonnier, son plus gros succès. D’autres grands comédiens se succéderont devant sa caméra, tels que Belmondo (Cent mille dollars au soleil, Peur sur la ville), Gabin, Ventura et Delon (Le clan des Siciliens), Yul Brynner et Henry Fonda (Le serpent) ou encore Yves Montand (I… comme Icare). 

Mais son dernier succès s’appelle Gaya, la fille qu’il a eue à 69 ans. La jeune femme est aujourd’hui actrice et connue pour son rôle récurrent dans la série Candice Renoir. De son illustre père, elle garde davantage le souvenir d’un papa gâteau que d’un réalisateur célèbre: elle n’avait que 4 ans quand Verneuil tourna son dernier film, 588, rue Paradis. Si cette rue marseillaise existe bel et bien, on n’y trouve cependant pas de numéro 588. Mais le génie d’Henri Verneuil, lui, se retrouve partout dans l’imposante filmographie qu’il a laissée aux amoureux du cinéma. 

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