Elementary: Lucy Liu mais pas que…

Depuis 4 saisons, on regarde Elementary juste pour Lucy Liu. Alors s’il y a des intrigues bien ficelées en plus… 

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Evidemment, pour qui a vu ce monument de savoir-faire anglais qu’est Sherlock, la série US inspirée de Conan Doyle reste un piètre produit industriel. Si l’on s’abstient de comparer des poires et des pommes, de la série d’auteur et du show, Elementary et de sa saison 4 en particulier n’ont pas démérité. Voilà, c’est une série policière d’élucidation, sous-tendue par une intrigue au long cours. Avec en bonus des personnages contrastés, qui arrivent à s’approprier et revisiter la légende de Sherlock Holmes. 

Cette saison 4 va démarrer sur l’addiction de Holmes mais, hélas, la laisser un peu de côté. Vu la saison 3, on l’attendait, patience encore. Bonne nouvelle, après avoir travaillé les deux héros de façon plus individuelle, dans l’opus 3, le démarrage les rassemble et explore leur relation. Une très bonne idée. Car l’un des principaux intérêts de la série réside, toujours, dans les conversations, l’alchimie et la dynamique entre la docteure Watson-Lucy Liu (dont on reste fan, quoi qu’il arrive) et le détective Holmes-John Lee Miller. Leurs échanges, leurs conversations, c’est ce qui nous accroche, bien plus que le cas de la semaine, tout prenant qu’il soit. Car on tient là, sans doute, ce qui déçoit dans cette ouverture: le retour au classique 1 enquête/1 épisode et sa conséquence, la mise de côté de la grande trame sous-jacente. Celle-ci n’est qu’apparente, comme nous le démontrera, ce soir, l’arrivée de John Noble dans le jeu de quilles. Ce poids lourd du rôle d’excentrique, Denethor rôti au bûcher du Seigneur des Anneaux, savant fou à vache sacrée dans Fringe, va sacrément challenger les acteurs en place. Pour un mieux.

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