E-ternel?

Les paroles s’envolent, les écrits restent. Et le numérique?

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Pouvez-vous vraiment faire confiance à vos appareils numériques? Ici, l’objet du débat n’est pas de savoir si oui ou non votre intimité virtuelle est respectée par les grandes entreprises de la tech et les administrations – la réponse est non -, mais plutôt de réfléchir sur la fiabilité  de ces technologies auxquelles nous  confions notre vie. 

Clefs USB, disques durs, disquettes, CD, vinyles ou DVD, tous ces supports de stockage ont, comme vous, une date de péremption. Pour certains comme la disquette, la VHS ou le Betamax, la retraite a déjà sonné. La faute à une concurrence plus pratique et plus performante qui les a ringardisés à la vitesse grand V. Mais la question de la pérennité de nos données et donc de nos souvenirs se pose aussi pour des formats dont les lecteurs continuent d’être produits. Récemment, des chercheurs ont ainsi lancé un pavé dans la mare en remettant en cause la durée de vie du compact disc censée atteindre cent ans comme on l’a vendu à son apparition. D’après leurs  résultats, 15 % des CD ne survivraient pas à un quinquennat. Bien traitée, une clef USB peut espérer atteindre son dixième anniversaire. Imaginez donc ce qu’il restera de nous dans 200 ans…

Plus encombrantes, les gravures sur pierre ont au moins l’avantage d’être lisibles pendant 10.000 ans. Mais quand on voit la quantité astronomique de données générées par l’humanité (145 milliards de mails tous les jours), impossible de se passer du numérique. Partout les scientifiques tentent d’explorer les pistes pour résoudre l’équation. Et la plus prometteuse est aussi la plus ancienne. En reproduisant le modèle du code ADN, la science pourrait à terme pérenniser la connaissance humaine et la faire tenir dans à peine quelques mètres cubes. Et ainsi éviter un alzheimer général.

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