Conjuring 2: le cas Enfield

James Wan revisite le genre de la maison hantée. Brrr!

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James Wan n’est pas Carpenter, ni Wes Craven. Mais il a remis au goût du jour le cinéma qui aime se faire peur. En poussant d’abord le trouillomètre à sa puissance maximale avec la saga Saw où un monstre de perversité inflige à ses victimes des sévices qui feraient passer les suppôts de Daech pour des enfants de chœur (avouez qu’il faut le faire!). Mais c’est à une autre peur que le cinéaste s’est intéressé en reprenant à son compte les histoires vraies des époux Warren, spécialisés dans les affaires paranormales et chasseurs de créatures démoniaques dans Conjuring: les dossiers Warren. Comprenant bien, comme dirait Mulder des X-Files, que la vérité est ailleurs: dans l’imagination très fertile de ses spectateurs. 

C’est donc de l’épouvante suggestive que Wan y a débité par tranches encore un rien saignantes. Avec Conjuring 2: le cas Enfield, le cinéaste atteint les sommets de son art horrifique. Plongeant les époux Warren dans une maison londonienne en proie aux esprits du mal, il réinvente dans une séquence d’introduction diabolique le carnage d’Amityville. Les plans sont léchés (parfois un peu trop), et Wan, se rappelant L’exorciste de Friedkin, fait monter calmement et graduellement la tension autour d’une gamine possédée. Exécuté parfaitement, ce tour de la maison de l’horreur teinté de giallo vaut assurément son ticket d’entrée. 

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