Questions à la une: du cœur au ventre

Les mères porteuses alimentent débats et fantasmes. Questions à la une leur donne enfin la parole.

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En Belgique, la gestation pour autrui (GPA) bénéficie d’un flou législatif: un petit nombre d’hôpitaux la pratiquent, dans un certain cadre, pour des couples dans l’incapacité de procréer ”naturellement”. C’est un peu l’arlésienne, l’insoluble débat, le royaume du cas par cas. Et des abus? Le Sénat a émis des recommandations. Les associations féministes plaident évidemment pour le droit de la femme à disposer de son corps, tout en mettant en garde avec raison contre une instrumentalisation de celui-ci. 
Véronique Fouya a choisi ici de partir de la base: des principales intéressées. Le postulat peut sembler anecdotique, voire racoleur. Pourtant, on l’approuve: qui a déjà relayé leur point de vue? Qui sait ce qui les motive? Il y a les altruistes, celles qui décident de prêter leur ventre et pratiquent ce que l’on nomme la ”GPA éthique”. Puis il y a les autres: celles qui acceptent la pratique contre rémunération, dans un contexte de crise économique. Elles existent, en Belgique, mais aussi en Ukraine ou aux États-Unis, où les candidates sont choisies sur catalogue et rémunérées par des futurs parents parfois prêts à tout, quitte à… Quitte à quoi? C’est toute la question de ce soir: comment ces mères de 9 mois vivent-elles leur grossesse? Quelle est leur marge de manœuvre? Quelle relation établissent-elles avec leur ”locataire”, ce bébé qu’elles accueillent et construisent? Ont-elles le droit de garder le contact? Et quel est le prix du ventre? Sans manichéisme, l’enquête plonge dans la vraie vie, dans la réalité contrastée. On en sort sans vérité toute faite. Mais plus informés.

 

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