Vice Principals: têtes à claques

Deux parfaits crétins espèrent être nommés proviseur de leur lycée dans Vice Principals.

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À croire que le type est abonné aux rôles d’imbéciles. Déjà délicieusement insupportable dans Kenny Powers, où il endossait un joueur de base-ball sur le retour, Danny McBride effectue un come-back remarqué avec Vice Principals. Dans cette comédie diffusée l’été dernier aux États-Unis, et d’ailleurs toujours en cours de production (seules deux saisons seront tournées), il incarne la brute épaisse Neal Gamby. Un proviseur adjoint qui rêve de devenir calife à la place du calife, en accédant au poste très convoité de grand manitou du lycée dans lequel il bosse. Mais il n’est pas le seul à espérer atteindre ce Graal: Lee Russell (Walton Goggins, vu dans The Shield et Justified, inattendu dans la peau de ce fayot hors norme!), également proviseur adjoint, entend lui aussi prendre les rênes de l’établissement.

Excentricités et mauvais esprit

Mais patatras: le jour où ces deux-là ont enfin la possibilité d’assouvir leur ambition, le Dr Belinda Brown (Kimberly Hebert Gregory) – totalement inconnue au bataillon – leur ravit le job sous le nez… Dès lors, pas question pour le duo de se laisser faire. Autrefois ennemis, ils décident de s’associer pour la détrôner. Autant dire qu’ils ne reculeront devant rien pour la faire chuter. Si les intrigues et les personnages ne surprennent pas vraiment (on a bien compris qu’ils étaient capables de tout!), en revanche, on se délecte de leurs excentricités et de leur mauvais esprit permanent. Les deux acteurs cabotinent à mort et se révèlent à la fois aussi désopilants qu’agaçants, créant parfois un subtil malaise chez le téléspectateur qui ne peut s’empêcher d’être fasciné par autant d’impertinence.  

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