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Politique, terrorisme, bipolarité et jazz, la recette ne change pas, mais Homeland évolue (bien).

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Pour prendre la mesure de la surprise que fut l’élection de Donald Trump aux États-Unis, il suffit de regarder cette saison 6 de Homeland. En effet, la fiction se passe durant les 72 jours séparant les urnes de l’investiture. Et le candidat élu est une femme démocrate! Raté. Ce plantage a libéré les scénaristes du réel… et les a obligés à serrer les boulons de leurs intrigues! Ici, Carrie Mathison est de retour, à New York (la période berlinoise de la saison 5 n’avait pas convaincu). Elle y bosse désormais dans une association d’entraide aux musulmans américains. Fini la CIA? Pas si simple… Car les complots, la parano, le terrorisme vont évidemment lui retomber sur la tête. Avertissement: le show avance lentement, place ses pions, installe son climax jazzy. On démarre à la limite de l’ennui pour finir à bout de souffle, au fur et à mesure des épisodes. Du grand art.

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