Noblesse oblige

Pour s’en aller avant de lasser, Downtown Abbey s’est achevé, il y a deux ans, en 1920.

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La nostalgie sera dès lors sans doute l’une des premières raisons qui nous poussera à retourner dans le Yorkshire. Nostalgie de la découverte de ce domaine, de ses gens, de son art de vivre (en français dans le texte)… Le plaisir esthétique en est évidemment une autre, tant cette reconstitution époustouflante de l’Angleterre de jadis a fait jouir nos yeux. Enfin, il y a l’art consommé du scénario.

Durant six saisons, les scénaristes ont excellé à mêler l’histoire et les histoires et surtout à montrer l’évolution d’une société à travers leurs personnages attachants, émouvants et intrigants. C’est là que ces neuf épisodes marquent le pas. On sent, dès l’initiale, que la volonté est de conclure. Les Crawley ne vivront pas les Roaring Twenties (”Années folles” françaises), même si certains membres de la famille, Edith par exemple, semblent déjà tout à fait de ce temps-là. On regrette, vraiment, de ne pas apprendre ce qui leur serait arrivé en 1929.

De même les intrigues avancent toutes vers la fameuse ”situation finale”. Dès lors, ne vous attendez pas à voir de grands arcs narratifs se déployer. Si des ”éléments perturbateurs”, souvent passionnants, viendront rythmer l’intrigue (notamment l’histoire d’un bed and breakfast), ils seront rapidement résolus au point d’apparaître vides de sens. Ce qui sauve ? Les caractères. L’évolution de Thomas (enfin), de la teigne Mary, de la terrible Violet, entre autres. Les secrets de famille dévoilés. Les mariages et les amours contrariées. Si cette dernière salve n’est pas la saison de trop, ce n’est pas non plus la plus brillante. La fin d’une époque…

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