Paris-Roubaix: au revoir Tom

La 115e édition de la célèbre classique pavée sera la dernière course d’un certain Tom Boonen.

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Avec, ce dimanche, la fin de carrière programmée de Tom Boonen, l’année de ses 37 ans, c’est donc une page du cyclisme belge qui se tournera à Roubaix, là où le coureur de Mol s’était révélé en 2002, alors 3e d’une course gagnée par son mentor Johan Museeuw. Avant d’y triompher quatre fois (2005, 2008, 2009 et 2012) et d’égaler le recordman de l’épreuve, Roger De Vlaeminck, un autre Belge. C’est que, malgré une mondialisation galopante depuis trente ans, les nôtres souvent restent, avec 55 sacres en 114 éditions, dominateurs de cet Enfer du Nord qui leur convient si bien.

Deuxième, il y a douze mois, d’une splendide course qui a vu émerger l’étonnant australien Mathew Hayman, Tommeke, malgré une pression énorme, espère entrer dans la légende en signant le premier quintuplé. Un rêve partagé, y compris chez ses propres rivaux, tel le champion du monde Peter Sagan qui, même s’il en a fait l’objectif de sa saison, alors qu’il ne s’est encore jamais hissé sur le podium, s’est laissé aller à un “Je serais heureux si Tom l’emportait avant de quitter le peloton”. Il y aura pourtant fort à faire le long des 257 kilomètres – dont 55 de pavés, soit trois de plus que l’an dernier – séparant Compiègne du vélodrome, avec les Degenkolb, Van Avermaet, Vanmarcke, Stybar, Kristoff et autre Stannard.

Notons enfin que le cyclisme, écarté des sombres affaires de dopage depuis plusieurs années, un constat d’autant plus valable pour les courses d’un jour, profite d’une santé éclatante en télé: pour la première fois de son histoire, la course jouira en effet d’une diffusion intégrale, confiée à l’équipe de France Télévisions. Qui n’a pas son pareil pour nous faire vivre cette classique. Plus mythique que jamais.

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