Vers l’infini et au-delà

Six cents humains font route vers une autre planète dans la minisérie Ascension.

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Le pitch de cette minisérie peut apparaître comme complètement dingue: 350 humains (ils sont quasiment deux fois plus au moment où démarre l’intrigue) voyagent à bord d’un vaisseau spatial baptisé “Ascension”, en direction d’une planète de la constellation du Centaure. La fusée en question, grande comme un immeuble de 100 étages et lancée en 1963, a encore cinquante années de périple à effectuer. Cette idée folle a toutefois été influencée par un projet du président Kennedy. En pleine guerre froide contre la Russie, ce dernier avait en effet imaginé que des engins puissent être envoyés dans l’espace à l’aide de bombes atomiques, dans le but, entre autres, d’explorer l’univers. Bien que remisé par celui qui fut assassiné en 1963, ce schéma est toujours resté en tête de Philip Levens (le cocréateur) qui s’en est inspiré pour concevoir ce “space opera” en six épisodes, et diffusé en 2014 par la chaîne SyFy aux USA.

Bien sûr, le mode de vie de ces cobayes cloîtrés dans ce qui pourrait n’être finalement qu’un cercueil volant va ici nous intéresser. D’autant que ces passagers évoluent selon les us et coutumes des sixties. Certains d’entre eux, et notamment ceux qui n’ont connu que le vide intersidéral, se demandent s’ils ne feraient pas mieux de faire demi-tour et revenir sur Terre, avant que les denrées alimentaires ne viennent à manquer. C’est là qu’une jeune femme est retrouvée assassinée… Et c’est surtout de ce meurtre que vont découler les autres chapitres de cette fiction on ne peut plus prometteuse (la conclusion de la première partie laisse bouche bée!), mais décevante, car elle s’achève sur une fin ouverte.

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