Tout sur ma fille

Dans ses rôles, Odile Vuillemin aime se mettre en danger. Elle le prouve encore dans Entre deux mères.

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Onze ans après la disparition d’Alice sur une plage, sa mère Sarah la retrouve par hasard. Et découvre avec horreur qu’elle a finalement été enlevée par une femme qui la considère depuis toutes ces années comme sa propre enfant. Rencontre avec l’ex-vedette de Profilage au Festival de Luchon.

Pourquoi avez-vous accepté cette fiction?

Odile Vuillemin – Quand on m’a proposé le scénario, je ne pouvais pas dire non. Je savais que ça allait faire mal, mais le rôle de Sarah était puissant. Cette mère est dans une forme de déni. Elle n’accepte pas que sa fille ait pu se noyer et pense chaque jour qu’elle est toujours vivante. Elle n’arrive pas à faire son deuil. Pour Sarah, l’espoir est moins douloureux que la réalité. Cependant, les retrouvailles avec Alice ne peuvent pas être vraiment heureuses. L’adolescente a oublié l’existence de sa mère biologique. Loin de sa vraie famille, elle s’est construite différemment.

Auriez-vous pu jouer “l’autre” mère?

O.V. – Je me suis posé la question. Ce personnage, à fleur de peau, me semblait plus proche de ce que j’avais fait précédemment. J’ai voulu me lancer un défi et explorer une autre forme de fragilité. Je suis loin du rôle de L’emprise. Je ne véhicule pas la même expression de la sensibilité et de la souffrance.

Comment avez-vous appréhendé votre rôle?

O.V. –  Je suis partie à Londres où j’ai travaillé avec un coach sur la version originale Torn, une mini-série de 3 épisodes. J’ai beaucoup parlé avec le scénariste Chris Lang. Cette expérience anglaise m’a permis d’effacer certains mécanismes et automatismes de jeu que j’avais pu attraper en 7 ans de Profilage.  

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