La bête curieuse: le calvaire de la réinsertion

Dans La bête curieuse, Laura Smet incarne Céline, jeune femme qui doit réapprendre à vivre après la prison.  

La bête curieuse

Au premier coup d’œil, Héloïse (Laura Smet) ressemble à de nombreuses femmes de son âge. La jolie trentenaire est un peu distante, pas très sûre d’elle et semble chercher sa place dans le monde. Engagée à l’essai à la réception d’un grand hôtel parisien, la demoiselle rencontre quelques difficultés à s’entendre avec ses collègues. Ceux qui craignent pour leur poste, tout du moins. Ce quotidien n’a rien de bien exceptionnel, a priori. Sauf que l’existence d’Héloïse n’a rien de coutumier. Elle s’appelle en réalité Céline et s’invente une vie plutôt que de confier ce qui en effraierait plus d’un. Céline/Héloïse est en liberté conditionnelle. Elle tente – notamment – de dissimuler son bracelet électronique après un séjour en prison où elle a purgé une peine pour meurtre. Sa fragilité apparente est donc liée à une grande fébrilité: et si quelqu’un découvrait son passé ? Elle serait jugée, rejetée… Et les obligations légales liées à sa liberté conditionnelle n’aident pas à la discrétion. Céline semble bien seule dans cette existence de mensonges. Mais sa rencontre avec Idir (Samir Guesmi), avec qui elle fait la navette, pourrait tout changer…

Le Pyrénées d’or

La bête curieuse est un joli téléfilm sur un sujet sensible, soit la difficulté de la réinsertion et le jugement sociétal que doivent affronter les anciens condamnés. Le téléfilm a déjà convaincu un public d’experts. Le jury du Festival de Luchon, présidé par Olivier Marchal, lui a décerné le Pyrénées d’or de la meilleure fiction unitaire. La création de Laurent Perreau y a également décroché le prix des journalistes. Les spectateurs enthousiastes avaient souligné la performance de Laura Smet, qui incarne avec brio une femme sur le qui-vive mais bien déterminée à trouver la rédemption… et une certaine légèreté de vivre.  

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