Sans filtre

Entre témoignages de proches et images d’archives, (re)découverte de Michèle Bernier, une personnalité française sincère.

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Elle a commencé à faire marrer les gens au Petit Théâtre de Bouvard dans les années 80.  On l’a retrouvée dans une kyrielle de comédies et de téléfilms français. Elle a également foulé la scène dans des pièces culte comme Nuit d’ivresse de Josiane Balasko ou dans la dernière en date au Théâtre de Paris, Folle Amanda. Ce qui caractérise Michèle Bernier, la fille du professeur Choron, c’est sans aucun doute son énergie communicative, sa bonhomie et sa gouaille qui balaient les moindres complexes. À partir de 1999, elle a tenu l’affiche pendant trois ans avec Le démon de midi, un spectacle qui relate la situation d’une femme trompée, dans laquelle la comédienne s’est d’ailleurs réellement retrouvée. Le film éponyme, adapté de la pièce et dans lequel Michèle Bernier joue le même rôle, n’était quant à lui peut-être pas aussi réussi, au vu des prix reçus en 2006: le Gérard de la plus mauvaise actrice et le Bidet d’or de la fausse bonne idée.

Cela ne change rien à l’admiration que ses amis et partenaires de jeu peuvent lui porter comme le prouvent les différents témoignages d’Arielle Dombasle, Frédéric Diefenthal, Mimie Mathy, Laurent Ruquier et ceux de sa famille: Bruno Gaccio (son ex-compagnon), ses enfants et ses cousins. Le public, lui, ne s’est pas lassé depuis 35 ans. Pour comprendre le phénomène Bernier, les caméras l’ont suivie dans son quotidien, sur le tournage de sa série à succès La stagiaire, diffusée sur France 3 ou en radio dans Les grosses têtes. Des images d’archives savoureuses prennent la relève, entre quelques confidences de l’intéressée elle-même.  

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