Le choix dans l’embarras

Premier débat entre les candidats à l’élection présidentielle.

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Pauvres Français… On se demande vraiment ce que nos voisins ont fait de si terrible – bon, on a bien quelques idées… – pour mériter une élection présidentielle comme celle qui se déroule sous nos yeux ébahis. À l’heure d’écrire ces lignes, impossible de vous dire avec certitude qui sera présent. Prévu pour se dérouler entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon, il se pourrait que ce dernier fasse faux bond et qu’un autre cadre des Républicains comme François Baroin le remplace. Mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs de sa femme et ses enfants, le Sarthois a mangé sa parole et décidé d’y aller quand même sans manquer de s’en prendre à ces salauds de juges qui osent faire leur boulot alors même qu’il était sur du velours pour s’installer à l’Élysée. La candidate frontiste, elle, refuse carrément de prendre la peine de répondre aux enquêteurs. Quand on sait que le premier – porté par un scrutin record à 4 millions d’électeurs – se présentait comme le candidat de l’exemplarité et que la seconde se pose contre le “système” des élites au-dessus des lois…

Quant à la gauche, elle semble préférer rester divisée quitte à ne pas régner. Face au chaos, Emmanuel Macron a un boulevard devant lui mais pourrait bien voir les autres s’allier contre lui ce soir. Sans programme jusqu’au 2 mars et jamais élu par les citoyens, le président de “En Marche” risque de se faire tirer dans les pattes. Restent les petits candidats mais ils n’ont pas été conviés. En cette journée de clôture des remises de parrainages, c’était trop risqué. Pourtant Nicolas Dupont-Aignan a tout essayé, jusqu’à saisir le CSA. Ah oui, on l’avait oublié, lui. Pauvres Français….

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