La fièvre du come-back

Adulé, oublié, puis réadulé, le yo-yo Travolta est un “miraculé”, raconte Arte.

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On comprend pourquoi Arte, à travers un documentaire français inédit, a décidé de s’intéresser à John Travolta. Pas seulement parce que l’acteur originaire du New Jersey a connu une carrière en forme de boule à nombreuses facettes, le trimballant entre comédies musicales, blockbusters ou romances anodines. Mais aussi parce qu’il apparaît aujourd’hui comme une de ces stars insaisissables, capable d’enchaîner le ridicule puis le grandiose, les absences et les résurrections.

Après avoir été repéré par Brian De Palma qui, en 1976, l’invitait au bal sanglant de Carrie – cinq ans plus tard, ils retourneront ensemble le thriller Blow Out, diffusé ce dimanche juste avant le documentaire -, l’homme a connu la gloire grâce à son déhanché légendaire et son parfait visage de disco-boy gominé dans La fièvre du samedi soir. Peu après, Grease et Staying Alive se sont chargés de l’emprisonner et, sans le vouloir, de l’ensevelir. Inapte, a priori, à passer l’épreuve des années 80. Et trop mal entouré – mauvais agent et aucun mentor – que pour savoir sur quel pied danser. Une traversée du désert plus tard, en 1989, Allô maman, ici bébé! viendra à lui comme un premier miracle, même si l’acteur aura du mal, là encore, à s’y agripper.

Puis viendra le sésame inespéré: en 1994, un certain Quentin Tarantino se souvient de son groove, lui prête un costume de gangster et le fait remonter en piste dans un Pulp Fiction flamboyant. Son twist d’enfer avec Uma Thurman ne lui offrira pas seulement une nomination aux Oscars: il le mènera vers un John Woo au sommet de son art (Volte-face), Costa Gavras (Mad City) ou Terrence Malick (La ligne rouge). La suite? Des maudits choix et quelques étincelles, qui vont continuer à brouiller les pistes et, aujourd’hui, transforment ce portrait d’Arte en récit d’autant plus intrigant

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