Guérir, aujourd’hui

Filmer les enfants malades représente un exercice difficile, sur le fil entre pudeur, empathie et émotion. Matière grise relève le défi.

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La science avance. La science avance pour un mieux. La science est humaine. La science et l’intelligence rendent heureux. Les mantras de l’émission de Patrice Goldberg sont une fois de plus illustrés par les reportages du jour. Ici, l’équipe de Matière grise visite les services pédiatriques des hôpitaux. On n’y verra pas de bobos mais des enfants très gravement malades. Autrefois condamnés. Aujourd’hui porteurs d’espoir, sauvés par les avancées de la recherche.

Pour parler de la pathologie, on va découvrir des familles, des gens, courageux et pleins d’amour. À l’hôpital Saint-Luc, tout d’abord, il y a Méline, 7 mois. Elle se trouve dans le Centre de transplantation. On va lui greffer un morceau du foie de sa maman, pour combattre une malformation qui la condamne à court terme à la cirrhose. Cette opération semble terrible. Chez nous, le service atteint 95 % de réussite. 95 %! Malgré tout, les deux opérations en parallèle mettent en œuvre une énorme équipe et l’assistance de la microchirurgie. Terrible tension. On s’en remet, pour mieux replonger dans un autre type d’urgence, celle des enfants bulles, ces petits nés sans système immunitaire. Normalement condamnés à la moindre infection, ils sont soignés, chez nous, par thérapie génique et l’on verra des parents faire des kilomètres pour que leur bébé puisse bénéficier de ces prodiges. Un magnifique cadeau des médecins à la vie, qui nous laisse admiratifs et heureux. Mission accomplie, Matière grise!

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