Cash Investigation. Pédophilie dans l’Église: le poids du silence

Cash Investigation se penche sur les accusations de pédophilie qui ont ébranlé l’Église catholique.

Eglise

En 2002, une enquête du Boston Globe (qui a décroché le prix Pulitzer et inspiré l’excellent film Spotlight, couronné de l’oscar du meilleur film en 2016) levait le voile sur des actes de pédophilie commis par des prêtres catholiques et couverts par l’Église, aux USA. Depuis, des récits similaires ont afflué d’un peu partout dans le monde. En Belgique, l’Église a invité les victimes à se manifester, afin de les dédommager. L’institution a versé près de 4 millions d’euros de “compensation”, de 2010 à 2016 (chiffres les plus récents).

Quinze ans après le début du scandale, les accusations ne tarissent toujours pas. Le dernier scandale date de début 2017, en Australie. Une enquête prouve qu’entre 1950 et 2010, 7 % des prêtres australiens ont été accusés d’actes de pédophilie (ce qui concerne près de 4.500 enfants). On ne décompte… aucune enquête! Au-delà des crimes impardonnables, ce qui choque, ce sont les mécanismes de non-punition – pire, de protection – des coupables par leur Église. Toutes ces révélations ont secoué l’opinion publique et entaché l’image du Vatican. La presse continue à dénoncer de nouvelles affaires, plus sordides les unes que les autres.

Alertée par une association de victimes françaises, l’équipe de Cash Investigation a décidé d’abandonner un temps le monde des affaires et les multinationales. Durant une année, le journaliste Martin Boudot a enquêté sur l’Église catholique et plus particulièrement sur celle de France. Les conclusions de ses recherches sont loin d’être réjouissantes. Elles confirment les accusations issues d’ailleurs: certains religieux convaincus de pédophilie sont toujours en activité. Une partie d’entre eux travaille encore avec des enfants…  

 

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