Reporters: Attentats de Bruxelles, aux origines du mal

Reporters brosse le portrait des terroristes de Paris et Bruxelles, avant de questionner policiers et communauté musulmane.  

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Les actes kamikazes restent des mystères. Comment un homme peut-il choisir de mourir et de faire mourir au nom d’une cause qui ne rime à rien? C’est la question à laquelle Michaël Miraglia et ses équipes ont essayé de répondre dans Reporters, où les parcours des Abaaoud, Abdeslam et autres Laachraoui sont passés au peigne fin. “C’est l’angle de notre premier reportage, détaille le journaliste. Un portrait qui rencontre les familles et les proches de ces terroristes qui, pour la plupart, ont mené des existences tout à fait normales avant de basculer. La question est donc: pourquoi? Qu’est-ce qui a fait qu’à un certain moment, c’est le mal qui les a guidés? C’est important d’essayer de comprendre, parce que cela peut aussi donner des pistes pour, peut-être, trouver les bons mots au bon moment avant qu’un jeune ne s’engouffre.

Dans un second reportage, ce sont les conséquences des attentats qui sont décortiquées. Et principalement la façon dont le 22 mars a modifié les rapports entre la police et la communauté musulmane. “Les méthodes sont-elles devenues plus musclées, notamment à Molenbeek? Y a-t-il un rejet des forces de l’ordre? Comment les agents musulmans et non musulmans ressentent-ils désormais les choses sur le terrain?”, interroge Michaël Miraglia. Là encore, des interrogations nécessaires. Parce que, quelque part, c’est de notre nouvelle façon de voir le monde dont il est question….  

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