Guyane, c’est le bagne

Un étudiant en difficulté est envoyé en Guyane. Le début d’un voyage au bout de l’enfer…

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Certains auraient pu y voir une promotion. Mais non. Si Vincent Ogier (Mathieu Spinosi) – un étudiant en géologie de 20 ans – est envoyé en Guyane pour y effectuer un stage, c’est bien parce qu’il risque d’être exclu de la prestigieuse École des Mines. Pour se racheter une conduite, le voilà qui débarque chez Cayenor, une société d’exploitation aurifère. Accueilli par Merlot (Patrick d’Assumcao), son responsable corrompu, le “gamin” va très vite fricoter avec Antoine Serra (Olivier Rabourdin), un des parrains de la “mafia de l’or” locale. À ses côtés, et malgré les réticences de Louis (Issaka Sawadogo) – le bras droit de Serra -, Vincent va se mettre en quête d’une mine légendaire abandonnée depuis plus d’un siècle. En parallèle à cette recherche, et au rythme des dangers qu’il va croiser sur sa route, le Métropolitain va affirmer sa véritable personnalité…

Tourné intégralement en décors naturels, Guyane se doit d’être regardé, ne serait-ce que pour la richesse de sa mise en scène. Ses séquences, réalisées le plus souvent caméra à l’épaule, procurent instantanément un sentiment de dépaysement. Les images, elles, transpirent la moiteur ambiante, et étouffent le téléspectateur, happé par cette atmosphère unique, trop rarement retranscrite sur le petit écran. Malheureusement, ce feuilleton en huit chapitres (pour l’instant, une suite n’est pas confirmée par Canal+, à l’origine de la production) captive difficilement. À mi-chemin entre le western et les films d’aventures, la création de Fabien Nury (un scénariste de bande dessinée) peine à prendre son envol. La faute à des personnages trop peu attachants. Dommage.

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