Un ours bien léché

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Noël 1956. L’écrivain britannique Michael Bond trouve un cadeau inattendu pour sa femme sous la forme d’un adorable ourson en peluche semblant abandonné dans la vitrine d’un petit magasin de leur quartier londonien près de la gare de Paddington. C’est l’illumination: il donne le nom de la station à ce héros de papier qu’il recherche depuis toujours (un ourson terriblement maladroit donc), et fait crépiter sa machine à écrire pour ce qui deviendra une superstar de la littérature jeunesse en Angleterre. Mais qui rayonnera bien au-delà du royaume de Sa Très Gracieuse Majesté, puisque la série Paddington sera publiée à plusieurs millions d’exemplaires et traduite dans plus de 20 langues.

Plus de 50 ans plus tard, l’ourson Paddington fait ses premiers pas au cinéma, dans une histoire qui raconte comment il va tenter de s’intégrer dans la famille Brown, après un long voyage depuis le Pérou jusqu’à Londres. Paul King peaufine son mélange d’images réelles et numériques (Paddington tutoie les acteurs de chair et d’os de façon troublante) et compile une série de gags burlesques à l’humour very british, nés des maladresses incongrues de l’ourson facétieux découvrant le monde comme un enfant de quatre ans. Mais si le spectacle a des rondeurs de fables enfantines, il n’en oublie pas pour autant les plus grands, qui se délecteront du jeu outrancier, mais irrésistible d’une Nicole Kidman en taxidermiste timbrée et sexy, aux allures de Cruella d’enfer 2.0.

Tirant admirablement parti des décors de Londres, cette aventure naïve, mais rocambolesque à souhait, est écrite au millimètre et rythmée comme la fine fleur de la comédie anglaise, depuis Peter Sellers jusqu’à la comédie romantique façon Coup de foudre à Notting Hill. Du miel qu’on vous dit. Bonne nouvelle: Paddington 2 devrait arriver sur les écrans à la fin de l’année. On s’en pourlèche déjà les babines!

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