Pourquoi sommes-nous accros aux émissions culinaires ?

559.000 Belges ont suivi le premier épisode de Top Chef saison 8. 

Top Chef ©RTL-TVI

1. Parce que le gras c’est la vie (de famille)

Selon l’enquête de la DG des statistiques du SPF Économie sur l’emploi du temps des Belges en 2015, nous consacrons 17 heures par semaine à manger et à boire. Un chiffre en légère augmentation… Les rayons plats préparés explosent et pourtant l’importance accordée aux repas ne se dément pas! ”Les repas sont le petit théâtre des familles”, martèle le sociologue Jean-Claude Kaufmann, dans son essai Casseroles, amour et crises. Selon lui, les individus sont de plus en plus autonomes, le dîner n’est plus nécessairement quotidien. Mais le souper est souvent l’unique occasion de ”faire famille”, de se réunir et de communier ensemble. Dès lors, il est souvent surinvesti. Sonia De Grave, psychothérapeute, opine: ”La cuisine rassure. En temps de crise, c’est un cliché de dire que les gens se replient sur eux-mêmes… Mais il est vrai. La cuisine, c’est un domaine où, quel que soit le budget, l’on peut s’accomplir, progresser, trouver des gratifications, sans pour autant sortir de chez soi. C’est une source d’épanouissement personnel, mis au service des autres”.

2. Parce que c’est ”didactique”

Sonia De Grave ajoute: ”Le succès des émissions culinaires vient aussi de ce que le téléspectateur n’a pas l’impression de perdre son temps devant un jeu ou de la téléréalité. Il y apprend des “astuces” utiles. C’est sans doute pour cela, d’ailleurs, que les émissions qui fonctionnent le mieux sont celles qui mettent en scène des chefs étoilés et pas de simples amateurs. Top Chef a écrasé Master Chef !”

3. Parce que c’est une machine de guerre

Format international, créé aux USA en 2006, Top Chef existe en Italie, en Grèce, en Roumanie, en Indonésie, au Viêtnam, au Chili, en Finlande, entre autres. À l’instar de The Voice, la formule a pu peaufiner ses recettes. Et ses scénarios. Ne soyons pas naïfs, le vrai ingrédient caché, celui qui donne du piment et accroche, c’est le rythme, la tension, la pression et la dramatisation…

Sur le même sujet
Plus d'actualité