Les Soprano, saison 1

Rediffusion d’un classique que tout sériephile averti se doit d’avoir vu!

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C’est peut-être la production qui a permis aux séries télévisées de gagner toutes leurs lettres de noblesse au début des années 2000. En rediffusant Les Soprano, Be 1 rend hommage à une fiction considérée aujourd’hui comme un modèle par nombre de scénaristes. Devenu un classique, ce feuilleton dramatique créé par David Chase, et diffusé outre-Atlantique sur la chaîne câblée HBO, n’a pas pris une ride. Pour le concevoir, son concepteur s’était d’ailleurs inspiré de sa vie, et notamment de sa mère qui lui avait permis de donner vie au personnage de Livia, la mère du héros incarnée par Nancy Marchand, décédée alors que le feuilleton était en cours de production.

La liberté de ton des Soprano, mais sa noirceur, aussi, surprennent toujours autant de par leur modernité. Et fait d’autant plus regretter la disparition de James Gandolfini, qui incarnait avec maestria le personnage de Tony Soprano. Un représentant syndical dans une entreprise de ramassage d’ordures qui se révélait être en réalité l’une des têtes de la mafia du New Jersey. Victime de crises d’angoisse, et rongé par la culpabilité, le type consulte une psychologue, le Dr Jennifer Melfi (Lorraine Bracco, Rizzoli & Isles), et finit par devenir plus proche de la toubib que de sa femme Carmela (Edie Falco, Nurse Jackie) et de ses rejetons. Un paradoxe, quelque part, pour celui qui apporte une importance fondamentale à sa famille, qu’il cherche à protéger de ses activités peu recommandables. Exigeante, la série – développée sur six saisons (la dernière salve ayant été programmée sur deux ans) – se déguste épisode après épisode. Son rythme, plutôt lent, peut rebuter les accros à l’adrénaline. Mais c’est bien ce tempo, associé à la profondeur des protagonistes, qui fait tout le charme et l’intérêt des Soprano.  

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