La dame de Haute-Savoie

Quatrième épisode de la série policière de France 3, Turbulences joue à nouveau sur un mélange d’enquête criminelle et de tensions personnelles.

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Contrairement à la chanson de Cabrel, c’est la dame, Cassandre, qui pratique un métier où tu marches ou tu crèves: elle est commissaire. Et déracinée de surcroît. En effet, on le rappelle si vous prenez le train en cours, l’héroïne est à l’origine parisienne et officiait au mythique 36 Quai des Orfèvres. C’est pour renouer le contact avec son fils, délinquant, qu’elle décide de sa mutation à la montagne. Et durant les précédents numéros, l’on a suivi son acclimatation difficile, le choc des cultures, son adaptation à des moyens réduits et les inévitables conflits avec une équipe soudée, dont un des membres, fils du chef précédent et d’une juge, briguait sa place.

On l’a compris, ici, le sujet dépasse l’enquête en cours. Tout l’intérêt provient de la peinture de ce petit monde où la police et la justice sont des affaires familiales et où le qu’en-dira-t-on se substitue parfois au droit. Ajoutons les caractères bien trempés et bourrés de zones d’ombre des personnages ainsi qu’un casting impeccable: Gwendoline Hamon, actrice de théâtre habituée à la télé campe une Cassandre forte et sensible, Alexandre Varga assure la rock’n’roll attitude de son capitaine de gendarmerie tatoué, puis Dominique Pinon, à notre avis sous-employé. Autre ingrédient notable et dans l’air du temps, la caméra s’attarde sur la somptuosité des paysages, l’immensité de ces montagnes gelées qui contrastent avec la mesquinerie des rapports humains… Le final se révèle donc de bonne facture, sans toutefois casser une patte à un canard. Ce soir, tout démarre par un drame: Pascal Roche est blessé par balle. Touchée dans sa chair, la brigade va se démener pour démêler le drame.

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