Au bout de la nuit ou de l’ennui?

Les Victoires sont de retour pour la 32e fois. Avec un nouveau duo d’animateurs et des nominations toujours aussi étranges.

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Increvable! La cérémonie qui couronne – en principe – le meilleur de l’année musicale française parvient toujours à attirer le chaland. Souvent – attention euphémismes – ternes et molles malgré un programme 100 % live, les Victoires ont du mal à se hisser au niveau des cérémonies anglo-saxonnes et à chauffer un Zénith glacial. Alors, comme chaque année, l’organisation tâtonne pour trouver une recette qui fonctionne. La preuve: ça fait maintenant neuf éditions que France Télévisions change de présentateur. Cette année, Virginie Guilhaume a fait place à Thomas Thouroude aux côtés de Bruno Guillon. Avec le récent transfuge de Canal, France Télé pourrait avoir tiré une bonne pioche. Sympathique, foncièrement drôle et abonné au direct qu’il pratique tous les jours dans AcTualiTy, ce fan de The Clash à toutes les qualités pour offrir un peu de légèreté bienvenue à une remise des prix qui flaire le malaise permanent.

Côté nominations par contre, rien ne semble avoir changé. En ne proposant que trois nommés par catégorie, l’association fait briller les absents et dévalue la qualité de ses prix. On citera non exhaustivement: Christophe, Fakear, Yann Tiersen et PNL. Quant à la liste des heureux élus, on ne sait pas, comme Matt Pokora, comment elle a été dressée mais on n’est parfois pas loin de l’hallucination en découvrant certaines catégories… Ainsi la chanson de l’année se jouera entre MHD, Véronique Sanson, Amir et Vianney. L’éclectisme est de rigueur, à tel point qu’on soupçonne le conseil des Victoires d’avoir voulu faire plaisir à tout le monde façon École des fans. Mais comme la concurrence est à la ramasse (voir les NRJ Music Awards où personne ne vient), les Victoires de la musique restent la référence hexagonale en matière de trophées musicaux… et on va essayer, encore une fois.

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