Nouvelle paternité

Après son rôle de chef de clan mafieux dans La vengeance aux yeux clairs, Bernard Yerlès renoue dans cette comédie familiale avec son image de tendre gentil.

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Jean-Noël (Bernard Yerlès) mène une existence confortable auprès de son épouse Marie-Ange (Romane Bohringer) et de ses deux filles. Il découvre brutalement qu’il serait vraisemblablement le père de jumeaux orphelins. Et pour justifier leur venue dans sa famille, le présumé paternel raconte un mensonge rocambolesque, le temps de faire les tests ADN.

Pourquoi le rôle de ce père potentiel vous a-t-il séduit?

BERNARD YERLÈS – C’est toujours un régal de jouer un personnage un peu dépassé par les événements. Cet homme a une petite vie bien ordonnée. Il voit tout exploser et remis en question par l’arrivée soudaine de ces deux enfants dont il ignorait l’existence. Quand j’interprète un personnage, j’aime fouiller dans les contradictions de l’être humain. C’est évident, nous ne sommes pas faits d’un seul bloc.

Aviez-vous déjà joué avec Romane Bohringer?

B.Y. – Non. Pourtant, nous nous connaissons depuis des années. Nous avons une vraie complicité et les mêmes références. Romane est engagée dans son métier. Elle veut divertir mais aussi prendre les gens par la main et les amener un peu plus loin dans la réflexion.

C’était difficile de travailler avec des enfants?

B.Y. – Je n’ai pas eu de problèmes. Il fallait créer une complicité. Ça s’est fait tout naturellement. Ils adoraient jouer avec nous. Nous étions leur papa et leur maman de substitution le temps du tournage. Marion Sarraut, la réalisatrice, avait su dénicher de vrais petits talents.

Le pacte sacré n’est pas qu’une comédie…

B.Y. – Ce téléfilm aborde un sujet de société. Et traite avec délicatesse et légèreté l’histoire de ces orphelins en quête d’identité. Il fallait jouer les sentiments. Être dans la vérité du moment. Ne pas trop en faire pour ne pas tomber dans le pathos.

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