Hollywood so white

“Le nombre d’amis noirs qu’il vous faut pour ne pas sembler raciste vient de passer à deux. Et désolée, mais votre dealer de beuh ne compte pas!”

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Passage culte de la satire The White People, diffusée ce soir sur Be tv, cette phrase ironique résonne dans une société où il n’a pas suffi d’élire un président noir pour balayer les inégalités. En traitant de l’identité et de la culture sur un campus via une étudiante qui monte au créneau et suggère la création d’une résidence interdite aux blancs, le réalisateur Justin Simien offre un écho à son expérience dans une école de cinéma blanche comme neige. Un monde de studios qui a porté la campagne d’Obama mais n’a pas été capable de placer un acteur ou réalisateur noir dans la dernière liste des Oscars.

Do the Right Film dresse le portrait de cet Hollywood qui boude les cinéastes afro-américains. Le rappel historique est un peu expéditif, les commentaires manquent parfois de nuances entre le noir et le blanc, justement, mais le correspondant de Canal+ Didier Allouch signe un état des lieux nécessaire. On y croise l’incontournable Spike Lee, mais aussi Nate Parker (dont le Birth of a Nation sort ce mercredi), Charles Burnett (Killer of Sheep) ou encore Ryan Coogler (Fruitvale Station) et Ava DuVernay (Selma), avec en filigrane une pensée fondamentale sur la représentation, exprimée par Justin Simien: “La culture nous dit ce que l’on peut être”.

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