Le retour des Vikings

En terrain conquis

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Loin de s’épuiser, la fiction historique prouve qu’elle en a toujours sous le pied.

Il ne lui aura pas fallu trois saisons pour devenir incontournable. Raison de plus pour le feuilleton créé par Michael Hirst (Les Tudors) de voir encore plus grand. Oubliés, les dix chapitres traditionnels sur lesquels s’articulait chaque salve de Vikings. Car pour cette quatrième année, c’est sur le double d’épisodes que vont pouvoir compter ses aficionados.

Déjà, la série avait fait preuve d’ambition lors de la précédente fournée. Ragnar Lothbrok (Travis Fimmel), ce souverain nordique inspiré d’une figure historique qui a pour dada de conquérir de nouveaux territoires, s’était mis en tête de partir à l’assaut de Paris. Cette arche scénaristique, magistrale, nous avait réservé de superbes scènes de batailles, mais aussi quelques surprises: le leader scandinave avait simulé sa mort pour mener à bien son plan. En parallèle, deux personnages centraux ont été tués. À savoir le prêtre Athelstan (George Blagden, le Louis XIV de Versailles), ami de Ragnar, et Siggy (Jessalyn Gilsig), l’ancienne maîtresse de Rollo (Clive Standen).

Dans ces inédits, ce dernier est d’ailleurs resté vivre dans la capitale française, auprès de sa nouvelle épouse. Trahira-t-il davantage son frère Ragnar? Le roi des envahisseurs est quant à lui retourné sur ses terres. Très affaibli, sa vie ne semble plus tenir qu’à un fil. Bien décidé à venger Athelstan, assassiné on s’en souvient par Floki (Gustaf Skarsgård), son propre allié, il pourra s’appuyer sur le soutien affectif de Yidu (Diane Doan), une esclave ramenée de sa virée parisienne. Dans l’ombre, Bjorn (Alexander Ludwig), son fils, va vouloir prouver qu’il est fait du même bois que son père. Ragnar parviendra-t-il à canaliser la fougue de sa progéniture et à garder le contrôle de ses troupes? Ce sera l’un des enjeux de cette excellente suite…

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