Bien joué

Au tour des animateurs de la RTBF de mouiller la chemise et brûler les planches pour Viva For Life! Cette année, au théâtre Le Public, ils se sont attaqués à Molière.

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Après Le mariage de mademoiselle Beulemans et Bossemans et Coppenolle, c’est un autre monument que la troupe d’animateurs a affronté: Le malade imaginaire. La dernière pièce de Molière est un pari risqué: drôle mais sombre, son intrigue réclame du rythme, de la diction et de l’envergure pour éviter l’effet “fête de fin d’année à l’Académie”. Beaucoup des comédiens de cette édition n’avaient d’ailleurs pas d’expérience classique (voire pas d’expérience théâtrale du tout). Heureusement, ici, le challenge a été couronné de succès. À condition de se rappeler qu’on n’est pas à la Comédie-Française et que le spectacle a été monté en un temps record, on sera franchement bluffés (et amusés) par la production. La mise en scène de Michel Kacenelenbogen n’est pas pour rien dans cet exploit. La petite incursion en coulisses qui est jointe à la représentation nous donne un aperçu d’ailleurs du côté rock’n’roll de l’aventure.

Parlons du casting: dans le rôle d’Argan l’hypocondriaque, on retrouve Guy Lemaire, en verve et en bonnet. À ses côtés, l’exubérante et piquante servante Toinette donne l’occasion à Véronique Barbier de se lâcher (enfin). Viennent ensuite Joëlle Scoriels, parfaite, Philippe Soreil, Cédric Wautier et des petits nouveaux dans la bande: Gerald Watelet (impérial en abracadabrant Docteur Purgon), Esteban Van Pieperzeel, François Mazure, puis, bonne surprise, James Deano et Sarah Grosjean, échappés du Grand cactus. Une citation à noter, en passant: “Il en est comme de ces beaux songes qui ne vous laissent au réveil que le déplaisir de les avoir crus.” Ici, le rêve est bien réel… Il s’appelle Viva For Life.

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