Le film du jour: Quo Vadis?

Rome rime avec péplum

quovadis-5

Quo vadis? Où vas-tu? Le téléspectateur, lui, sera devant sa télé en cette soirée de Noël, pour suivre ce formidable péplum devenu culte. La question, tirée des Actes de l’apôtre Pierre, servit de titre en 1895 à un écrivain polonais, pour son roman qui se déroule à l’époque de l’empereur Néron et des persécutions des premiers chrétiens, une trentaine d’années après la mort de Jésus. Avec un tel matériau historique, pas étonnant que le 7e art se soit intéressé au sujet: en 1913 déjà, un film italien considéré comme le premier blockbuster de l’histoire du cinéma avait fait forte impression sur le public de l’époque.

La version de Mervyn LeRoy, tournée en 1951, n’a pas lésiné non plus sur les moyens: 230 comédiens, 35.000 figurants, plus de six mois de tournage et le budget le plus important depuis Autant en emporte le vent! Mais le résultat est à la hauteur des enjeux: cette épopée flamboyante en Technicolor tournée dans les studios de Cinecittà à Rome offre d’innombrables tableaux vivants somptueux, des dialogues exquis et une interprétation remarquable. Parmi laquelle on s’amusera à tenter de reconnaître Sophia Loren ou Elizabeth Taylor dans de très brèves apparitions. Mais c’est surtout Peter Ustinov qui crève l’écran, aussi inquiétant qu’impérial dans les habits du cruel Néron. La MGM, alors au bord de la faillite, fut sauvée par l’énorme succès du film, les lions des arènes romaines venant ainsi à la rescousse du célèbre félin rugissant de l’emblème de la compagnie.

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité