Deadpool: un super antihéros

Be 1 diffuse ce samedi soir Deadpool, une parodie salement moqueuse du film de super-héros.

Deadpool ©Isopix

Un ancien militaire des Forces spéciales condamné par un cancer se voit proposer un marché faustien du genre: “Si tu veux continuer à respirer, tu acceptes de te livrer à une expérience qui fera de toi un super-soldat aux super-pouvoirs”. C’est un peu court, jeune homme, car  l’argument a déjà été vu mille fois sur grand écran. Sauf que… Ryan Reynolds porte ce projet depuis une dizaine d’années déjà et veut se débarrasser de l’échec cuisant du très fade Green Lantern. Que son budget “serré” de 50 millions de dollars (c’est peu au regard des 130 millions d’Ant-Man) laisse augurer une compensation par les idées. Et de fait, Reynolds donne à cette énième genèse de super-héros dans un 7e art gavé du genre avec les Avengers et les X-Men un délectable second degré. Pour ne pas dire carrément une parodie salement moqueuse. 

Irrévérencieux

Bien sûr, Deadpool, en dépit de sa vilaine trogne (il a été défiguré), de sa violence crasse et de ses blagues grossières – qu’il adresse directement à la caméra -, rentre un peu dans les rangs et reste un héros. Mais le plaisir jubilatoire de Reynolds à dynamiter le genre agit comme un irrévérencieux et salutaire contrepoint aux productions Marvel décidément trop lisses.

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