After Apocalypse

Un vétéran du Viêtnam sombre dans la dépression au cœur de cette production qui abat lentement ses cartes.

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Reconstruire sa vie, il n’y croit plus. À son retour du Viêtnam, aux côtés de son ami Arthur (Jamie Hector), le Sergent américain Mac Conway (Logan Marshall-Green, Prometheus) n’est pas franchement accueilli comme un héros. Nous sommes en 1972, les manifestants pacifistes donnent de la voix dans le pays pour dénoncer cette guerre, la nation s’apprête à arbitrer le duel entre le républicain Nixon et le démocrate McGovern et les Jeux olympiques de Munich vont être la cible de terroristes.

“Quarry”, comme on le surnomme, a du mal à renouer avec ses proches, et notamment avec Joni (Jodi Balfour), sa femme. C’est bien simple, le vétéran souffre à l’évidence de troubles de stress post-traumatiques. Mais personne, à cette époque, n’a pris la juste mesure de ces douleurs psychiques. Résultat: quand il n’est pas inexpressif, il arrive à Quarry de péter un câble en pleine nuit et de déambuler nu dans les rues, à la poursuite d’ennemis imaginaires. Mais le sont-ils vraiment? C’est certain, le Marine a vécu des événements en Asie qui n’ont pas fini de le poursuivre. Pour ne rien arranger, alors qu’il peine à se retrouver un job, Quarry se voit proposer de devenir un tueur à gages au service d’un mystérieux Broker (Peter Mullan). Sa descente aux enfers ne fait que commencer…

Elles ne sont pas légion, ces séries qui abordent le conflit du Viêtnam. Raison de plus pour s’essayer à cette production qui, en huit épisodes adaptés des romans de Max Allan Collins, cherche son identité quelque part entre le polar et le drame historique. Lente et sombre, elle exige une certaine patience du téléspectateur qui ne tardera pas à être fasciné par son personnage central, et par d’autres protagonistes – comme Buddy (Damon Herriman) – tout aussi torturés. Une belle réussite.

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