Un portrait nuancé de Raspoutine

Assassiné voilà cent ans, Raspoutine reste associé à de nombreux fantasmes. Une sombre réputation à nuancer.

Raspoutine ©Belga Image

Très présente dans l’actualité internationale, la Russie ne va pas tarder à l’être également sur nos écrans, puisqu’en 2017 on va célébrer le centenaire de la révolution russe. Mais cet anniversaire est précédé d’un autre, qui n’est pas sans lien: l’assassinat, le 29 décembre 1916, de Grigori Raspoutine. Un homme aussi étrange que charismatique, dont le nom reste auréolé de mystère, assorti de rumeurs et terni par une bien sulfureuse réputation. 

Le conseiller et confident du couple impérial, alors formé par le tsar Nicolas II et sa femme Alexandra, était-il un si sombre individu? Dans son Dictionnaire amoureux de Saint-Pétersbourg, paru en octobre dernier, l’écrivain et ancien diplomate russe Vladimir Fédorovski entreprend de dédiaboliser un Raspoutine régulièrement décrit comme un charlatan soiffard et débauché, voire un espion, en partie responsable de la chute de l’empire et de la révolution qui s’ensuivit. 

Guérisseur itinérant

Le documentaire présenté cette semaine par Arte propose une démarche similaire, tentant de dresser un portrait nuancé de ce fils de moujik né en Sibérie, devenu un mystique et guérisseur itinérant. Son influence au sein de la famille impériale est ainsi évoquée au regard de la situation de Nicolas II, empereur replié sur sa famille et n’entendant pas grand-chose aux affaires de l’État, et de son épouse, une femme fragile et désespérée que leur unique fils souffre d’hémophilie. Seul capable de stopper les saignements de l’enfant, Raspoutine est tout naturellement accueilli à bras ouverts par la tsarine et le star lui-même, convaincu que cet ”homme de Dieu” lui permettra de rester en lien avec un peuple dont il ne perçoit pas la colère sourde. 

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