Reign: du passé, faisons table rase

Fan des Rois Maudits ou des Tudors? Zappez vite. Car Reign, c’est plutôt un Gossip Girl en robe de velours, qui a été reconduit pour une quatrième saison.

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Pitch: XVIe siècle, règne d’Henri II. Marie Stuart, reine d’Écosse, est envoyée en France à 15 ans pour épouser le dauphin, futur François II. Sur cette base, ruissellera une pluie, non un déluge, de conspirations, de malédictions et de passions. Jusque-là, pourquoi pas, les Valois, la Renaissance, les prémices des guerres de religion sont un sujet à haut potentiel romanesque. Sauf que, les profs d’histoire et Alexandre Dumas ayant bien fait leur boulot, on tique. Les gars… Marie avait 6 ans lorsqu’elle débarqua à Fontainebleau! Et François II est décédé à 15 ans. C’est normal, qu’il soit représenté comme un blond prince de vingt ans? Passons. Arrive Henri II, le papa, le roi, qu’on se rappelait taciturne et dominé par Diane de Poitiers. Ah non, là, c’est un hardi gaillard, queutard, braillard et pourvu d’un bâtard aux yeux clairs. What?

Un niveau inégalé de portnawak

On a eu beau chercher, l’Histoire n’a pas gardé la trace de Sébastien le fils naturel sexy. Tout comme, en fait, de la quasi-totalité des événements présents dans le scénario. Pareil pour les décors et les costumes: les Dames Galantes de la Loire se baladent dans un château irlandais low cost, enroulées dans des robes de convention cosplay… Certes, la fiction prend toujours des libertés avec la réalité, mais Reign atteint un niveau inégalé de portnawak. On aurait pu aimer cette princesse forte et fière, voire même se laisser prendre, à l’heure du retour du boulot, par ces amourettes à l’eau de rose. Mais face à ce manque de rigueur qui confine au foutage de gueule, on a juste envie de jeter la série aux oubliettes en hurlant ”Montjoie, Saint-Denis!

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