Dossier tabous: la formule Deborsu a séduit

543.000 téléspectateurs se sont plongés dans Dossiers tabous ce mercredi soir.

Dossiers tabous ©RTL-TVI

Au téléphone, quelques jours avant de finaliser le montage de Dossiers tabous, Christophe Deborsu nous disait ne pas vouloir révolutionner la méthode Defossé, son prédécesseur dans l’émission choc de RTL. Mais le premier sujet choisi, reconnaissait-il, permettait de le mettre à l’aise. L’émission grattait une question qui fait mal au pays: y a-t-il un plan flamand pour éliminer la Belgique, voire carrément mettre les Wallons sur la touche ? « J’ai écrit des centaines de pages sur la Flandre, je savais donc de quoi j’allais parler. »

Le début de la démarche peut irriter. Deborsu compare Charleroi et Anvers, allant même jusqu’à frôler la caricature en opposant une boucherie de la ville de Bart De Wever à une autre de la ville de Paul Magnette. A gros traits, on a l’impression qu’Anvers est un paradis et Charleroi un espace post-conflit rongé par la criminalité, entre Sarejevo et Gotham City. Il faut passer cela pour voir clair dans le jeu de Deborsu, qui revient sur des évènements historiques (les négociations de 1988 et les Toshiba Boys, par exemple) pour comprendre comment la Flandre s’est taillée une part du lion dans le gâteau belge.

Le journaliste part en quête de Bart De Wever pour connaître sa stratégie pour réaliser le grand dessein de la NV-A et – portions les plus intéressantes de l’émission – discute de ce dessein avec Philippe Maystadt, l’économiste Jules Jason ou bien Jean-Maurice Dehousse. L’émission en tout cas a convaincu les téléspectateurs: ils étaient 543.000 à la suivre…

 

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