Poutine ou la nostalgie de la Grande Russie

Ils se sont téléphoné et, comme on pouvait s’y attendre, ça ne s’est pas trop mal passé.

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Durant la campagne américaine, Donald Trump et Vladimir Poutine avaient échangé des petits compliments. Le premier qualifiait le second d’homme fort, et Poutine rendait la pareille, en lui donnant du “remarquable” et du “brillant”. Une semaine après son élection, Trump annonçait donc envisager une normalisation des relations des États-Unis avec la Russie. Alors qu’on gardait l’œil fixé sur Washington et la moumoute trumpienne, à l’est de l’Europe, on commençait à s’interroger quant à une vague pro-russe. En Moldavie et en Bulgarie, deux candidats pro-russes l’emportaient à la présidentielle. S’agirait-il des premiers signes de réussites d’un projet qui tient plus que tout à cœur à Vladimir Poutine: le retour de la Grande Russie? Après Le système Poutine et Poutine… pour toujours?, Jean-Michel Carré clôt sa trilogie sur le judoka du Kremlin avec L’empire contre-attaque et décortique à point nommé les ambitions du leader russe pour étendre l’influence de son pays. Il a ainsi lancé, en 2015, l’Union eurasiatique, qui englobe Biélorussie, Kazakhstan et, bien sûr, Russie. Poutine soutient aussi, en coulisse, des mouvements eurosceptiques en Europe de l’Est. Carré propose ce soir une analyse essentielle de ces volontés expansionnistes, replacées dans le contexte géostratégique mondial.

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