La vérité est ailleurs

Guillermo del Toro adapte ses romans fantastiques sur le petit écran. Saisissant, mais déroutant.

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Le type a beau s’appeler Guillermo del Toro et avoir réalisé quelques pépites du cinéma (Le labyrinthe de Pan, Hellboy…), on ne peut s’empêcher de penser que The Strain, cette série qu’il a adaptée de La lignée, son premier roman coécrit avec Chuck Hogan, donne dans le déjà-vu. La faute notamment à un épisode pilote – diffusé la semaine dernière sur Plug RTL – rappelant furieusement celui de Fringe, créé avec J.J. Abrams il y a huit ans.

Comme chez son aîné, le postulat de départ de cette nouvelle fiction était articulé autour d’un drame survenu dans un avion. Pour ne rien arranger, la mise en scène rappelle par moments également quelques instants glaçants de The X-Files. Mais il faut passer outre ces impressions pour se laisser embarquer par cette histoire fantastique d’ailleurs toujours en cours de production de l’autre côté de l’Atlantique.

Et quand bien même vous auriez raté le chapitre introductif, il est encore temps de se raccrocher aux wagons de l’intrigue qui n’a fait jusqu’à présent qu’effleurer ses enjeux. On s’en souvient, seuls quatre passagers avaient été retrouvés vivants dans un Boeing en provenance de Berlin. Le docteur Ephraim Goodweather (Corey Stoll, House Of Cards), officiant pour le Centre de contrôle des maladies, avait été chargé d’enquêter sur la mystérieuse pandémie qui avait décimé la quasi-intégralité des voyageurs. Par la suite, l’épidémiologiste avait été interpellé par Abraham Setrakian (David Bradley, Harry Potter), un vieil homme qui semble en savoir long sur ce qui se trame… Mais pas question de vous en dire plus à ce sujet, au risque de gâcher la surprise de ce feuilleton qui effectue un subtil jeu d’équilibriste entre des séquences à prendre au premier degré, tandis que d’autres ne sont pas sans évoquer certains films de série Z. À voir!

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