Koh Lanta: libérés, délivrés

On remballe les feux de camp, la 16e édition de notre robinsonnade favorite s’achève. 20 candidats, un seul gagnant. Avec le public, évidemment…

Koh-Lanta TF1

Sa domination écrasante des audiences, l’émission de Denis Brogniart la doit évidemment à son ADN: poser un panier de crabes sur une plage, sans nourriture ni confort, et observer qui mangera l’autre, en rythmant le huis clos d’épreuves et de suspense façon Dix petits nègres… Mais pour garder son public, la prod a aussi à cœur de réinventer le concept chaque année, quitte à tordre un peu ses mécanismes pour pimper le scénario.

Pour cette édition, le concept était l’île au trésor. Soit, on l’a vu, une course de scouts à la recherche d’un anneau qui représentait l’accès direct au carré final. Un ressort efficace, dont le tort a été, partiellement, de tuer une partie du stress du téléspectateur. Car c’est, on se rappelle, le gentil Benoît qui l’a chopé, après une quête digne de Lancelot du Lac à travers la jungle et les insectes. Plus de craintes, Benoît était sauvé. On était contents pour lui… mais ça nous a, aussi, révélé la part d’ombre du joueur de foot: stratège, manipulateur à ses heures, individualiste au point d’aller se goinfrer de poulet dans un palace tandis que ses copains agonisent face à des stocks de riz vides. Un cerveau de gagneur dans un regard d’enfant. Heureusement qu’il y avait Julie pour nous réconcilier avec l’humanité. Julie la candide, tellement à l’ouest qu’au début on l’a imaginée premier prix de Conservatoire débauchée pour mettre de la folie dans le casting. Julie qui chante Disney. Julie qui défend les autres et perd avec le sourire. Julie, un petit bout de gentillesse squelettique, dont l’élimination précoce a ôté un peu de sel à cette finale. Qu’on regardera quand même ce soir, forcément… En attendant l’année prochaine.

 

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